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Recently in Performances

In Parenthesis, Welsh National Opera in London

‘A century after the Somme, who still stands with Britain?’ So read a headline in yesterday’s Evening Standard on the eve of the centenary of the first day of that battle which, 141 days later, would grind to a halt with 1,200,000 British, French, German and Allied soldiers dead or injured.

Die Walküre, Opera North

A day is now a very long time indeed in politics; would that it were otherwise. It certainly is in the Ring, as we move forward a generation to Die Walküre.

Early Gluck arias at the Wigmore Hall

If composers had to be categorised as either conservatives or radicals, Christoph Willibald Gluck would undoubtedly be in the revolutionary camp, lauded for banishing display, artifice and incoherence from opera and restoring simplicity and dramatic naturalness in his ‘reform’ operas.

Das Rheingold, Opera North

Das Rheingold is, of course, the reddest in tooth and claw of all Wagner’s dramas - which is saying something.

Peter Grimes in Princeton

The Princeton Festival presents one opera annually, amidst other events. Its offerings usually alternate annually between 20th century and earlier operas. This year the Festival presented Benjamin Britten’s Peter Grimes, now a classic work, in a very effective and moving production.

Scintillating Strauss in Saint Louis

If you like your Ariadne on Naxos productions as playful as a box of puppies, then Opera Theatre of Saint Louis is the address for you.

Saint Louis Takes On ‘The Scottish Opera’

Opera Theatre of Saint Louis took forty years before attempting Verdi’s Macbeth but judging by the excellence of the current production, it was well worth the wait.

Anatomy Theater: A Most Unusual New Opera

On June 16, 2016, Los Angeles Opera with Beth Morrison Projects presented the world premiere of Pulitzer Prize-winning composer David Lang's Anatomy Theater at the Roy and Edna Disney/CalArts Theater (REDCAT).

Shalimar in St. Louis: Pagliaccio Non Son

In its compact forty-year history, the ambitious Opera Theatre of Saint Louis has just triumphantly presented its twenty-fifth world premiere with Shalimar the Clown.

Jenůfa, ENO

The sharp angles and oddly tilting perspectives of Charles Edwards’ set for David Alden’s production of Jenůfa at ENO suggest a community resting precariously on the security and certainty of its customs, soon to slide from this precipice into social and moral anarchy.

The “Other” Marriage of Figaro in a West Village Townhouse

Last week an audience of 50 assembled in the kitchen of a luxurious West Village townhouse for a performance of Marriage of Figaro.

West Wind: A new song-cycle by Sally Beamish

In a recent article in BBC Music Magazine tenor James Gilchrist reflected on the reason why early-nineteenth-century England produced no corpus of art song to match the German lieder of Schumann, Schubert and others, despite the great flowering of English Romantic poetry during this period.

Florencia en el Amazonas, NYCO

With the New York Premiere of Florencia en el Amazonas, the New York City Opera Steps Out of the Shadows of the Past

Idomeneo, re di Creta, Garsington

Opportunities to see Idomeneo are not so frequent as they might be, certainly not so frequent as they should be.

Don Carlo in San Francisco

Not merely Don Carlo, but the five-act Don Carlo in the 1886 Modena version! The welcomed esotericism of San Francisco Opera’s extraordinary spring season.

Jenůfa in San Francisco

The early summer San Francisco Opera season has the feel of a classy festival. There is an introduction of Spanish director Calixto Bieito to American audiences, a five-act Don Carlo and two awaited, inevitable role debuts, Karita Mattila as Kostelnička and Malin Bystrom as Janacek's Jenůfa.

Musings on the “American Ring

Now that the curtain has long fallen on the third and last performance of the Ring cycle at the Washington National Opera (WNO), it is safe to say that the long-anticipated production has been an unqualified success for the company, director Francesca Zambello, and conductor Philippe Auguin.

Nabucco, Covent Garden

Most of the attention during this revival of Daniele Abbado’s 2013 production of Nabucco has been directed at Plácido Domingo’s reprise of the title role, with the critical reception somewhat mixed.

The Cunning Little Vixen, Glyndebourne

Four years ago, almost to the day (13th to 12th), I saw Melly Still’s production of The Cunning Little Vixen during its first Glyndebourne run. I found myself surprised how much more warmly I responded to it this time.

London: A 90th birthday tribute to Horovitz

This recital celebrated both the work of the Park Lane Group, which has been supporting the careers of outstanding young artists for 60 years, and the 90th birthday of Joseph Horovitz, who was born in Vienna in 1926 and emigrated to England aged 12.

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Performances

15 Nov 2004

Le Figaro Reviews La Traviata at La Fenice: Praises Ciofi, But Not Much Else

Verdi à Las Vegas Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin [15 novembre 2004] Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon...

Verdi à Las Vegas

Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin
[15 novembre 2004]

Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon bien dessiné. Soudain, il jaillit à la verticale, moustache en bataille comme si un ressort l'avait projeté : filtrant par un regard, l'eau de la lagune vient d'atteindre son royal séant " Ce qui donne en gaulois : "Venez vite, Anna, l'eau arrive !"

L'aqua alta, la grande affaire des Vénitiens : ils jouent meme à se faire peur. En un tournemain, les planches sont mises en place pour que les touristes - Français à 90% en ce week-end de 11 novembre mâtiné de RTT - puissent circuler à pied sec. Fausse alerte ! L'eau vert amande lèche amoureusement le seuil blanc de l'église San Moïaut;se sans y pénétrer. Puis repart silencieuse comme elle est arrivée. Ainsi va la vie dans le plus beau théâtre du monde qu'est la Sérénissime.

Du théâtre, et du vrai, il y en eut la veille à La Fenice qui renaissait à l'opéra après l'incendie de 1996. Rendue à sa splendeur d'antan, la célèbre salle que l'on voit dans Senso de Visconti, fut inaugurée par un concert de Muti l'an passé (voir nos éditions du 16 décembre 2003), mais attendait toujours sa résurrection lyrique. C'est désormais chose faite avec La Traviata de Verdi, opéra emblématique de son glorieux passé. L'idée de son directeur artistique Sergio Segalini de revenir à la version de la création à Venise en 1853 constitue un attrait non négligeable de ce nouveau spectacle signé par le metteur en scène canadien Robert Carsen.

Si les différences avec l'édition remaniée dès 1854, après l'échec de l'année précédente et après un changement de distribution, ne sautent pas aux oreilles du public, elles sont d'importance pour le role-titre. On a dit souvent qu'il fallait deux voix pour chanter Violetta : dans la version d'origine, celle-ci gagne en homogénéité, l'écriture se révélant plus légère et plus virtuose tout au long de l'ouvrage. Violetta se rapproche ainsi de la Gilda de Rigoletto.

Ce retour à l'original sied à Patrizia Ciofi, magnifique de bout en bout. Décidément, la soprano italienne est vouée aux roles de courtisane après la Poppée de Monteverdi qu'elle vient de chanter au Théâtre des Champs-élysées. Verdi lui va mille fois mieux car il correspond à son tempérament comme aux caractéristiques de sa voix à la fois agile et colorée. Et douée surtout d'une grande sensibilité. Je n'aurai pas le mauvais gout de vanter sa plastique : disons que Robert Carsen a eu beaucoup de chance avec une artiste dont le plumage vaut le ramage.

Elle est malheureusement la seule des trois protagonistes du drame dont on puisse le dire. Les deux Germont de cette première - le ténor italo-germanique Roberto Saccà et le baryton russe Dmitri Hvorostovsky - chantent les notes constamment forte, incapables de la moindre nuance, de la moindre humanité : un comble dans cet écrin sublime ! Lorin Maazel apporte le prestige de son nom et son époustouflante technique d'orchestre sans aller au-delà d'un travail bien fait avec les musiciens comme avec les choristes.

On a connu Carsen mieux inspiré. Moderniser La Traviata n'est plus une nouveauté. Il ne suffit pas de se réclamer de Verdi qui voulait que l'ouvrage soit donné à son époque à lui Il aurait fallu trouver un équivalent. Alors Carsen durcit le trait : sa Violetta est une vraie prostituée qui n'aime que l'argent.

La voilà soeur de Lulu de Berg : expressionnisme et romantisme ne font pas bon ménage. Et cette pluie continue de billets de banque jusque dans le jardin : Carsen doit avoir un problème avec l'argent Non, décidément, La Fenice méritait mieux.

La Fenice : les 16, 18 et 19 novembre à 19 h, les 17 et 20 à 15 h 30. Tél. : 00.39.41.78.65.21, www.teatrolafenice.it. Arte retransmettra en direct la représentation du 18 novembre à 19 h.

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