Subscribe to
Opera Today

Receive articles and news via RSS feeds or email subscription.


twitter_logo[1].gif



9780521746472.png

0810888688.gif

0810882728.gif

Recently in Performances

La Bohème, Manitoba

Manitoba Opera’s first production in nine years of Giacomo Puccini’s La Bohème still stirs the heart and inspires tears with its tragic tale of bohemian artists living — and loving — in 1840s Paris.

Arizona Opera Presents Don Pasquale in Tucson

On April 12, 2014, Arizona Opera opened its series of performances of Donizetti's Don Pasquale in Tucson. Chuck Hudson’s production of this opera combined Commedia dell’arte with Hollywood movie history.

Will Don Quichotte Be the Last Production at San Diego Opera?

This quotation from Cervantes was displayed before the opening of the opera’s final scene:

“The greatest madness a man can commit in this life is to let himself die, just like that, without anybody killing him or any other hands ending his life except those of melancholy.”

Gound Faust - Calleja and Terfel, Royal Opera House London

Gounod's Faust makes a much welcomed return to the Royal Opera House. With each new cast, the dynamic changes as the balance between singers shifts and brings out new insights. In that sense, every revival is an opportunity to revisit from new perspectives. This time Bryn Terfel sang Méphistophélès, with Joseph Calleja as Faust - stars whose allure certainly helped fill the hall to capacity. And the audience enjoyed a very good show.

Syracuse Opera’s Porgy and Bess
Got Plenty O’ Plenty

The company ends its 2013-14 season on a high note with a staged performance of Gershwin’s theatrical masterpiece

A New Rusalka in Chicago

Lyric Opera of Chicago’s new production of Antonin Dvorak’s Rusalka is visually impressive and fulfills all possible expectations musically with unquestioned excitement.

Karlsruhe’s Mixed Blessing Ballo

The reliable Badisches Staatstheater has assembled plenty of talent for its new Un Ballo in Maschera.

Louise Alder, Wigmore Hall

This varied, demanding programme indisputably marked soprano Louise Alder as a name to watch.

Luke Bedford: Through His Teeth, Linbury, Royal Opera House

Can this be the best British opera in years? Luke Bedford’s Through His Teeth at the Royal Opera House’s Linbury Theatre is exceptional. Drop everything and go.

Powder Her Face, ENO

As one descends the steel steps into the cavernous bunker of Ambika P3, one seems about to enter rather insalubrious realms — just right one might imagine, then, for an opera which delves into the depths of the seedier side of celebrity life.

Iphigénie Fascinates in the Pfalz

Kaiserslautern’s Pfalztheater has produced a tantalizing realization of Gluck’s Iphigénie en Aulide, characterized by intriguing staging, appealing designs, and best of all, superlative musical standards.

ROH presents Cavalli’s L’Ormindo at the Sam Wanamaker Playhouse, London

Never thought I’d say it but......

Harrison Birtwistle, Elliott Carter, Wigmore Hall, London

Celebrating the 80th birthday of one of the UK's greatest composers (if not the greatest), this concert was an intriguing, and not always stimulating, mix. Birtwistle with Carter makes sense, but Birtwistle with Adams does not - or at least only within the remit of the concert series. The concert was actually entitled “Nash Inventions: American and British Masterworks, including an 80th Birthday Tribute to Sir Harrison Birtwistle” and was the final concert in the “Inventions” series.

Requiem for a Lost Opera Company

On Wednesday, March 19, 2014, General Director Ian Campbell of San Diego Opera announced that the company would go out of business at the end of this season. The next day the company performed their long-planned Verdi Requiem with a stellar cast including soprano Krassimira Stoyanova, mezzo-soprano Stephanie Blythe, tenor Piotr Beczala, and bass Ferruccio Furlanetto.

The Met’s Werther a tasty mix of singing, staging, acting and orchestral splendor

Visual elements in Richard Eyre’s striking production offset Massenet’s melodic shortcomings

Chicago’s New Barber of Seville

New productions of repertoire staples such as Gioachino Rossini’s Il Barbiere di Siviglia bear much anticipation for both performers and staging.

Lucia in LA: A Performance to Remember

On March 15, 2014, Los Angeles Opera presented Elkhanah Pulitzer’s production of the opera, which she set in 1885 when women were beginning to be recognized as persons separate from their fathers, brothers and husbands. At that time many European countries were beginning to allow women to own property, obtain higher education, and choose their husbands.

San Diego Opera Presents an All Star Ballo in Maschera

On March 11, 2014, San Diego Opera presented Verdi’s A Masked Ball in a traditional production by Leslie Koenig. Metropolitan Opera star tenor Piotr Beczala was Gustav III, the king of Sweden, and Krassimira Stoyanova gave an insightful portrayal of Amelia, his troubled but innocent love interest.

Anne Schwanewilms, Wigmore Hall

From the moment she walked, resplendent in red, onto the Wigmore Hall platform, Anne Schwanewilms radiated a captivating presence — one that kept the audience enthralled throughout this magnificent programme of Romantic song.

Die Frau ohne Schatten, Royal Opera

Magnificent! Following the first night of this new production of Die Frau ohne Schatten, I quipped that I could forgive an opera house anything for musical performance at this level, whether orchestral, vocal, or, in this case, both.

OPERA TODAY ARCHIVES »

Performances

15 Nov 2004

Le Figaro Reviews La Traviata at La Fenice: Praises Ciofi, But Not Much Else

Verdi à Las Vegas Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin [15 novembre 2004] Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon...

Verdi à Las Vegas

Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin
[15 novembre 2004]

Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon bien dessiné. Soudain, il jaillit à la verticale, moustache en bataille comme si un ressort l'avait projeté : filtrant par un regard, l'eau de la lagune vient d'atteindre son royal séant " Ce qui donne en gaulois : "Venez vite, Anna, l'eau arrive !"

L'aqua alta, la grande affaire des Vénitiens : ils jouent meme à se faire peur. En un tournemain, les planches sont mises en place pour que les touristes - Français à 90% en ce week-end de 11 novembre mâtiné de RTT - puissent circuler à pied sec. Fausse alerte ! L'eau vert amande lèche amoureusement le seuil blanc de l'église San Moïaut;se sans y pénétrer. Puis repart silencieuse comme elle est arrivée. Ainsi va la vie dans le plus beau théâtre du monde qu'est la Sérénissime.

Du théâtre, et du vrai, il y en eut la veille à La Fenice qui renaissait à l'opéra après l'incendie de 1996. Rendue à sa splendeur d'antan, la célèbre salle que l'on voit dans Senso de Visconti, fut inaugurée par un concert de Muti l'an passé (voir nos éditions du 16 décembre 2003), mais attendait toujours sa résurrection lyrique. C'est désormais chose faite avec La Traviata de Verdi, opéra emblématique de son glorieux passé. L'idée de son directeur artistique Sergio Segalini de revenir à la version de la création à Venise en 1853 constitue un attrait non négligeable de ce nouveau spectacle signé par le metteur en scène canadien Robert Carsen.

Si les différences avec l'édition remaniée dès 1854, après l'échec de l'année précédente et après un changement de distribution, ne sautent pas aux oreilles du public, elles sont d'importance pour le role-titre. On a dit souvent qu'il fallait deux voix pour chanter Violetta : dans la version d'origine, celle-ci gagne en homogénéité, l'écriture se révélant plus légère et plus virtuose tout au long de l'ouvrage. Violetta se rapproche ainsi de la Gilda de Rigoletto.

Ce retour à l'original sied à Patrizia Ciofi, magnifique de bout en bout. Décidément, la soprano italienne est vouée aux roles de courtisane après la Poppée de Monteverdi qu'elle vient de chanter au Théâtre des Champs-élysées. Verdi lui va mille fois mieux car il correspond à son tempérament comme aux caractéristiques de sa voix à la fois agile et colorée. Et douée surtout d'une grande sensibilité. Je n'aurai pas le mauvais gout de vanter sa plastique : disons que Robert Carsen a eu beaucoup de chance avec une artiste dont le plumage vaut le ramage.

Elle est malheureusement la seule des trois protagonistes du drame dont on puisse le dire. Les deux Germont de cette première - le ténor italo-germanique Roberto Saccà et le baryton russe Dmitri Hvorostovsky - chantent les notes constamment forte, incapables de la moindre nuance, de la moindre humanité : un comble dans cet écrin sublime ! Lorin Maazel apporte le prestige de son nom et son époustouflante technique d'orchestre sans aller au-delà d'un travail bien fait avec les musiciens comme avec les choristes.

On a connu Carsen mieux inspiré. Moderniser La Traviata n'est plus une nouveauté. Il ne suffit pas de se réclamer de Verdi qui voulait que l'ouvrage soit donné à son époque à lui Il aurait fallu trouver un équivalent. Alors Carsen durcit le trait : sa Violetta est une vraie prostituée qui n'aime que l'argent.

La voilà soeur de Lulu de Berg : expressionnisme et romantisme ne font pas bon ménage. Et cette pluie continue de billets de banque jusque dans le jardin : Carsen doit avoir un problème avec l'argent Non, décidément, La Fenice méritait mieux.

La Fenice : les 16, 18 et 19 novembre à 19 h, les 17 et 20 à 15 h 30. Tél. : 00.39.41.78.65.21, www.teatrolafenice.it. Arte retransmettra en direct la représentation du 18 novembre à 19 h.

Send to a friend

Send a link to this article to a friend with an optional message.

Friend's Email Address: (required)

Your Email Address: (required)

Message (optional):