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Recently in Performances

Modernity vanquished? Verdi Un ballo in maschera, Royal Opera House, London

Verdi Un ballo in maschera at the Royal Opera House - a masked ball in every sense, where nothing is quite what it seems. On the surface, this new production appears quaint and undemanding. It uses painted flats, for example, pulled back and forth across, as in toy theatre. The scenes painted on them are vaguely generic, depicting neither Boston nor Stockholm, where the tale supposedly takes place. Instead, we focus on Verdi, and on theatre practices of the past. In other words, opera as the art of illusion, not an attempt to replicate reality. Take this production too literally and you'll miss the wit and intelligence behind it.

La Traviata in Ljubljana Slovenia

Small country, small opera house — big ensemble spirit. Internationally acclaimed soprano Natalia Ushakova steps in for indisposed local Violetta with mixed results.

Otello in Bucharest — Moor’s the pity

Bulgarian director Vera Nemirova’s production of Otello for the Romanian National Opera in Bucharest was certainly full of new ideas — unfortunately all bad.

Il trovatore at Lyric Opera of Chicago

For its current revival of the 2006-2007 production of Giuseppe Verdi’s Il trovatore by Sir David McVicar Lyric Opera has assembled a talented quintet of principal singers whose strengths match this conception of the opera.

Mary, Queen of Heaven, Wigmore Hall

O Maria Deo grata — ‘O Mary, pleasing to God’: so begins Robert Fayrfax’s antiphon, one of several supplications to the Virgin Mary presented in this thought-provoking concert by The Cardinall’s Musick at the Wigmore Hall.

Analyzed not demonized — Tristan und Isolde, Royal Opera House

Wagner’s Tristan und Isolde at the Royal Opera House, first revival of the 2009 production, one of the first to attract widespread hostility even before the curtain rose on the first night.

Florencia in el Amazonas Makes Triumphant Return to LA

On November 22, 2014, Los Angeles Opera staged Francesca Zambello’s updated version of Florencia in el Amazonas.

John Adams: The Gospel According to the Other Mary

John Adams and his long-standing collaborator Peter Sellars have described The Gospel According to the Other Mary as a ‘Passion oratorio’.

A new Yevgeny Onegin in Zagreb — Prince Gremin’s Fabulous Pool Party

Superb conducting from veteran Croatian maestro Nikša Bareza makes up for an absurd waterlogged new production of Tchaikovsky’s masterpiece.

Nabucco in Novi Sad

After the horrors of Jagoš Marković’s production of Le Nozze di Figaro in Belgrade, I was apprehensive lest Nabucco in Serbia’s second city of Novi Sad on 27th October would be transplanted from 6th century BC Babylon to post-Saddam Hussein Tikrit or some bombed-out kibbutz in Beersheba.

La Bohème in San Francisco

First Toronto, then Houston and now San Francisco, the third stop of a new production of Puccini's La bohème by Canadian born, British nurtured theater director John Caird.

Radvanovsky Sings Recital in Los Angeles

Every once in a while Los Angeles Opera presents an important recital in the three thousand seat Dorothy Chandler Pavilion.

L’elisir d’amore, Royal Opera

This third revival of Laurent Pelly’s production of Donizetti’s L’elisir d’amore needed a bit of a pep up to get moving but once it had been given a shot of ‘medicinal’ tincture things spiced up nicely.

Samling Showcase, Wigmore Hall

Founded in 1996, Samling describes itself as a charity which ‘inspires musical excellence in young people’.

La cenerentola in San Francisco

The good news is that you don’t have to go all the way to Pesaro for great Rossini.

Rameau: Maître à danser — William Christie, Barbican London

Maître à danser: William Christie and Les Arts Florissants at the Barbican, London, presented a defining moment in Rameau performance practice, choreographed with a team of dancers.

Le Nozze di Figaro — or Sex on the Beach?

The most memorable thing (and definitely not in a good way) about this performance of Le Nozze di Figaro at the Serbian National Theatre in Belgrade was the self-serving, infantile, offensive and just plain wrong production by celebrated Serbian theatre director Jagoš Marković.

The Met mounts a well sung but dramatically unconvincing ‘Carmen’

Should looks matter when casting the role of the iconic temptress for HD simulcast?

Maurice Greene’s Jephtha

Maurice Greene (1696-1755) had a highly successful musical career. Organist of St. Paul’s Cathedral, a position to which he was elected when he was just 22 years-old, he later became organist of the Chapel Royal, Professor of Music at the University of Cambridge and, from 1735, Master of the King’s Music.

Tosca in San Francisco

Yet another Tosca is hardly exciting news, if news at all. The current five performances have come just two years after SFO alternated divas Angela Gheorghiu and Patricia Racette in the title role.

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Performances

15 Nov 2004

Le Figaro Reviews La Traviata at La Fenice: Praises Ciofi, But Not Much Else

Verdi à Las Vegas Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin [15 novembre 2004] Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon...

Verdi à Las Vegas

Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin
[15 novembre 2004]

Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon bien dessiné. Soudain, il jaillit à la verticale, moustache en bataille comme si un ressort l'avait projeté : filtrant par un regard, l'eau de la lagune vient d'atteindre son royal séant " Ce qui donne en gaulois : "Venez vite, Anna, l'eau arrive !"

L'aqua alta, la grande affaire des Vénitiens : ils jouent meme à se faire peur. En un tournemain, les planches sont mises en place pour que les touristes - Français à 90% en ce week-end de 11 novembre mâtiné de RTT - puissent circuler à pied sec. Fausse alerte ! L'eau vert amande lèche amoureusement le seuil blanc de l'église San Moïaut;se sans y pénétrer. Puis repart silencieuse comme elle est arrivée. Ainsi va la vie dans le plus beau théâtre du monde qu'est la Sérénissime.

Du théâtre, et du vrai, il y en eut la veille à La Fenice qui renaissait à l'opéra après l'incendie de 1996. Rendue à sa splendeur d'antan, la célèbre salle que l'on voit dans Senso de Visconti, fut inaugurée par un concert de Muti l'an passé (voir nos éditions du 16 décembre 2003), mais attendait toujours sa résurrection lyrique. C'est désormais chose faite avec La Traviata de Verdi, opéra emblématique de son glorieux passé. L'idée de son directeur artistique Sergio Segalini de revenir à la version de la création à Venise en 1853 constitue un attrait non négligeable de ce nouveau spectacle signé par le metteur en scène canadien Robert Carsen.

Si les différences avec l'édition remaniée dès 1854, après l'échec de l'année précédente et après un changement de distribution, ne sautent pas aux oreilles du public, elles sont d'importance pour le role-titre. On a dit souvent qu'il fallait deux voix pour chanter Violetta : dans la version d'origine, celle-ci gagne en homogénéité, l'écriture se révélant plus légère et plus virtuose tout au long de l'ouvrage. Violetta se rapproche ainsi de la Gilda de Rigoletto.

Ce retour à l'original sied à Patrizia Ciofi, magnifique de bout en bout. Décidément, la soprano italienne est vouée aux roles de courtisane après la Poppée de Monteverdi qu'elle vient de chanter au Théâtre des Champs-élysées. Verdi lui va mille fois mieux car il correspond à son tempérament comme aux caractéristiques de sa voix à la fois agile et colorée. Et douée surtout d'une grande sensibilité. Je n'aurai pas le mauvais gout de vanter sa plastique : disons que Robert Carsen a eu beaucoup de chance avec une artiste dont le plumage vaut le ramage.

Elle est malheureusement la seule des trois protagonistes du drame dont on puisse le dire. Les deux Germont de cette première - le ténor italo-germanique Roberto Saccà et le baryton russe Dmitri Hvorostovsky - chantent les notes constamment forte, incapables de la moindre nuance, de la moindre humanité : un comble dans cet écrin sublime ! Lorin Maazel apporte le prestige de son nom et son époustouflante technique d'orchestre sans aller au-delà d'un travail bien fait avec les musiciens comme avec les choristes.

On a connu Carsen mieux inspiré. Moderniser La Traviata n'est plus une nouveauté. Il ne suffit pas de se réclamer de Verdi qui voulait que l'ouvrage soit donné à son époque à lui Il aurait fallu trouver un équivalent. Alors Carsen durcit le trait : sa Violetta est une vraie prostituée qui n'aime que l'argent.

La voilà soeur de Lulu de Berg : expressionnisme et romantisme ne font pas bon ménage. Et cette pluie continue de billets de banque jusque dans le jardin : Carsen doit avoir un problème avec l'argent Non, décidément, La Fenice méritait mieux.

La Fenice : les 16, 18 et 19 novembre à 19 h, les 17 et 20 à 15 h 30. Tél. : 00.39.41.78.65.21, www.teatrolafenice.it. Arte retransmettra en direct la représentation du 18 novembre à 19 h.

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