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Recently in Performances

Il barbiere di Siviglia, Glyndebourne Festival Opera at the Proms

For its annual visit to the BBC Proms at the Royal Albert Hall, Glyndebourne brought its new production of Rossini's Il barbiere di Siviglia, an opera which premiered 200 years ago.

Béatrice and Bénédict at Glyndebourne

‘A caprice written with the point of a needle’: so Berlioz described his opera Béatrice and Bénédict, which pares down Shakespeare’s Much Ado About Nothing to its comic quintessence, shorn of the sub-plots, destroyed reputations and near-bloodshed of Shakespeare’s original.

Der fliegende Holländer, Bavarian State Opera

‘This is the way the world ends. Not with a bang but a whimper.’ It is, perhaps, a line quoted too often; yet, even though it may not have been entirely accurate on this occasion, it came to my mind. Its accuracy might be questioned in several respects.

Evergreen Baby in Colorado

Central City Opera celebrated the 60th anniversary of The Ballad of Baby Doe with a hip, canny, multi-faceted new production.

Lean and Mean Tosca in Colorado

Someone forgot to tell Central City Opera that it would be difficult to fit Puccini’s (usually) architecturally large Tosca on their small stage.

Die Walküre, Baden-Baden

A cast worthy of Bayreuth made for an unforgettable Wagnerian experience at the Sommer Festspiele in Baden-Baden.

Des Moines’ Elusive Manon

Loving attention to the highest quality was everywhere evident in Des Moines Metro Opera’s Manon.

Falstaff in Iowa: A Big Fat Hit

Des Moines Metro Opera had (almost) all the laughs in the right places, and certainly had all the right singers in these meaty roles to make for an enjoyable outing with Verdi’s masterpiece

Die Fledermaus, Opera Holland Park

With the thermometers reaching boiling point, there’s no doubt that summer has finally arrived in London. But, the sun seems to have been shining over the large marquee in Holland Park all summer.

Nice, July 14, and then . . .

J.S. Bach’s cerebral Art of the Fugue in Aix, Verdi’s massive Requiem in Orange, Ibn al-Muqaffa’ ‘s fable of the camel, jackal, wolf and crow, Sophocles’ blind Oedipus Rex and the Bible’s triumphant Psalm No. 150 in Aix.

Jette Parker Young Artists Summer Performance

The champagne corks popped at the close of this year’s Jette Parker Young Artists Summer Performance at the Royal Opera House, with Prince Orlofsky’s celebratory toast forming a fitting conclusion to some superb singing.

Prom 2: Boris Godunov, ROH

Bryn Terfel is making a habit of performing Russian patriarchs at the Proms.

Des Moines’ Gluck Sets the Standard

What happens when just everything about an operatic performance goes joyously right?

Des Moines: Jewels in Perfect Settings

Two years ago, the well-established Des Moines Metro Opera experimented with a 2nd Stages program, with performances programmed outside of their home stage at Simpson College.

First Night of the Proms 2016

What to make of the unannounced decision to open this concert with the Marseillaise? I am sure it was well intended, and perhaps should leave it at that.

La Cenerentola, Opera Holland Park

In a fairy-tale, it can sometimes feel as if one is living a dream but on the verge of being awoken to a shock. Such is life in these dark and uncertain days.

Il trionfo del tempo e del disinganno in Aix

The tense, three hour knock-down-drag-out seduction of Beauty by Pleasure consumed our souls in this triumphal evening. Forget Time and Disillusion as destructors, they were the very constructors of the beauty and pleasure found in this miniature oratorio.

Pelleas et Mélisande in Aix

Three parallel universes (before losing count) — the ephemeral Debussy/Maeterlinck masterpiece, the Debussy symphonic tone poem, and the twisted intricacies of a moldy, parochially English country estate.

Siegfried, Opera North

This, alas, was where I had to sign off. A weekend conference on Parsifal (including, on the Saturday, a showing of Hans-Jürgen Syberberg’s Parsifal film) mean that I missed Götterdämmerung, skipping straight to the sequel.

Götterdämmerung, Opera North

The culmination of Opera North’s “Ring for Everyone”, this Götterdämmerung showed the power of the condensed movement so necessary in a staged performance - each gesture of each character was perfectly judged - as well as the visceral power of having Wagner’s huge orchestra on stage as opposed to the pit.

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Performances

15 Nov 2004

Le Figaro Reviews La Traviata at La Fenice: Praises Ciofi, But Not Much Else

Verdi à Las Vegas Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin [15 novembre 2004] Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon...

Verdi à Las Vegas

Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin
[15 novembre 2004]

Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon bien dessiné. Soudain, il jaillit à la verticale, moustache en bataille comme si un ressort l'avait projeté : filtrant par un regard, l'eau de la lagune vient d'atteindre son royal séant " Ce qui donne en gaulois : "Venez vite, Anna, l'eau arrive !"

L'aqua alta, la grande affaire des Vénitiens : ils jouent meme à se faire peur. En un tournemain, les planches sont mises en place pour que les touristes - Français à 90% en ce week-end de 11 novembre mâtiné de RTT - puissent circuler à pied sec. Fausse alerte ! L'eau vert amande lèche amoureusement le seuil blanc de l'église San Moïaut;se sans y pénétrer. Puis repart silencieuse comme elle est arrivée. Ainsi va la vie dans le plus beau théâtre du monde qu'est la Sérénissime.

Du théâtre, et du vrai, il y en eut la veille à La Fenice qui renaissait à l'opéra après l'incendie de 1996. Rendue à sa splendeur d'antan, la célèbre salle que l'on voit dans Senso de Visconti, fut inaugurée par un concert de Muti l'an passé (voir nos éditions du 16 décembre 2003), mais attendait toujours sa résurrection lyrique. C'est désormais chose faite avec La Traviata de Verdi, opéra emblématique de son glorieux passé. L'idée de son directeur artistique Sergio Segalini de revenir à la version de la création à Venise en 1853 constitue un attrait non négligeable de ce nouveau spectacle signé par le metteur en scène canadien Robert Carsen.

Si les différences avec l'édition remaniée dès 1854, après l'échec de l'année précédente et après un changement de distribution, ne sautent pas aux oreilles du public, elles sont d'importance pour le role-titre. On a dit souvent qu'il fallait deux voix pour chanter Violetta : dans la version d'origine, celle-ci gagne en homogénéité, l'écriture se révélant plus légère et plus virtuose tout au long de l'ouvrage. Violetta se rapproche ainsi de la Gilda de Rigoletto.

Ce retour à l'original sied à Patrizia Ciofi, magnifique de bout en bout. Décidément, la soprano italienne est vouée aux roles de courtisane après la Poppée de Monteverdi qu'elle vient de chanter au Théâtre des Champs-élysées. Verdi lui va mille fois mieux car il correspond à son tempérament comme aux caractéristiques de sa voix à la fois agile et colorée. Et douée surtout d'une grande sensibilité. Je n'aurai pas le mauvais gout de vanter sa plastique : disons que Robert Carsen a eu beaucoup de chance avec une artiste dont le plumage vaut le ramage.

Elle est malheureusement la seule des trois protagonistes du drame dont on puisse le dire. Les deux Germont de cette première - le ténor italo-germanique Roberto Saccà et le baryton russe Dmitri Hvorostovsky - chantent les notes constamment forte, incapables de la moindre nuance, de la moindre humanité : un comble dans cet écrin sublime ! Lorin Maazel apporte le prestige de son nom et son époustouflante technique d'orchestre sans aller au-delà d'un travail bien fait avec les musiciens comme avec les choristes.

On a connu Carsen mieux inspiré. Moderniser La Traviata n'est plus une nouveauté. Il ne suffit pas de se réclamer de Verdi qui voulait que l'ouvrage soit donné à son époque à lui Il aurait fallu trouver un équivalent. Alors Carsen durcit le trait : sa Violetta est une vraie prostituée qui n'aime que l'argent.

La voilà soeur de Lulu de Berg : expressionnisme et romantisme ne font pas bon ménage. Et cette pluie continue de billets de banque jusque dans le jardin : Carsen doit avoir un problème avec l'argent Non, décidément, La Fenice méritait mieux.

La Fenice : les 16, 18 et 19 novembre à 19 h, les 17 et 20 à 15 h 30. Tél. : 00.39.41.78.65.21, www.teatrolafenice.it. Arte retransmettra en direct la représentation du 18 novembre à 19 h.

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