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Recently in Performances

Santa Fe: Secondary Mozart in First Rate Staging

Impresario Boris Goldovsky famously referred to La finta giardiniera as The Phony Farmerette.

Regimented Daughter in Santa Fe

At Santa Fe Opera, Donizetti’s effervescent The Daughter of the Regiment can’t quite decide what it wants to be when it grows up.

Santa Fe’s Celebratory Jester

Santa Fe Opera noted a landmark two-thousandth performance in their distinguished history with a stylish new production of Rigoletto.

Sibelius Kullervo, BBC Proms, London

Why did Jean Sibelius suppress Kullervo (Op7, 1892)? There are many theories why he didn't allow it to be heard after its initial performance, though he referred to it fondly in private.

Aïda at Aspen

Most opera professionals, including the individuals who do the casting for major houses, despair of finding performers who can match historical standards of singing in operas such as Aïda. Yet a concert performance in Aspen gives a glimmer of hope. It was led by four younger singers who may be part of the future of Verdi singing in America and the world.

Prom 53: Shostakovich — Orango

One might have been forgiven for thinking that both biology and chronology had gone askew at the Royal Albert Hall yesterday evening.

Written on Skin at Lincoln Center

Three years ago I made what may have been my single worst decision in a half century of attending opera. I wasn’t paying close attention when some conference organizers in Aix-en-Provence offered me two tickets to the premiere of a new opera. I opted instead for what seemed like a sure thing: William Christie conducting some Charpentier.

La Púrpura de la Rosa

Advertised in the program as the first opera written in the New World, La Púrpura de la Rosa (PR) was premiered in 1701 in Lima (Peru), but more than the historical feat, true or not, accounts for the piece’s interest.

Pesaro’s Rossini Festival 2015

The 36th Rossini Opera Festival in Rossini’s Pesaro! La gazza ladra (1817), La gazzetta (1816) and L'inganno felice (1812) — the little opera that made Rossini famous.

Santa Fe: Placid Princess of Judea

Unlike the brush fire in a distant neighborhood of the John Crosby Theatre, Santa Fe Opera’s Salome stubbornly failed to ignite.

Airy and Bucolic Glimmerglass Flute

As part of a concerted effort to incorporate local color and resonance into its annual festival, Glimmerglass has re-imagined The Magic Flute in a transformative woodland setting.

Glimmerglass Conquers Cato

Bravura singing and vibrant instrumental playing were on ample display in Glimmerglass Festival’s riveting Cato in Utica.

Energetic Glimmerglass Candide

Bernstein’s Candide seems to have more performance versions than Tales of Hoffmann.

Die Eroberung von Mexico in Salzburg

That’s The Conquest of Mexico, an historical music drama composed in 1991 by German composer Wolfgang Rihm (b. 1952). But wait. Wolfgang Rihm construed a few sentences of Artaud’s La Conquête du Mexique (1932) mixed up with bits of Aztec chant and bits of poem(s) by Mexico’s Octavio Paz (d. 1998) to make a libretto.

Scottish Sensation at Glimmerglass

Glimmerglass is celebrating its 40th Festival season with a stylish new production of Verdi’s Macbeth.

Norma in Salzburg

This Salzburg Norma is not new news. This superb production was first seen at the Salzburg Festival’s springtime Whitsun Festival in 2013 with this same cast. It will now travel to a few major European cities.

The power of music: a young cast in a semi-stage account of Monteverdi’s first opera

John Eliot Gardiner conducted a much anticipated performance of Monteverdi’s first opera L’Orfeo at the BBC Proms on 4 August 2015, with his own Monteverdi Choir and English Baroque Soloists.

Cold Mountain Wows Audience at Santa Fe World Premiere

On August 1, 2015, Santa Fe Opera presented the world premiere of Cold Mountain, a brand new opera composed by Pulizer Prize and Grammy winner Jennifer Higdon.

Manon Lescaut, Munich

Puccini’s Manon Lescaut at the Bayerische Staatsoper, Munich. Some will scream in rage but in its austerity it reaches to the heart of the opera.

Proms Saturday Matinée 1

It might seem churlish to complain about the BBC Proms coverage of Pierre Boulez’s 90th anniversary. After all, there are a few performances dotted around — although some seem rather oddly programmed, as if embarrassed at the presence of new or newish music. (That could certainly not be claimed in the present case.)

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Performances

15 Nov 2004

Le Figaro Reviews La Traviata at La Fenice: Praises Ciofi, But Not Much Else

Verdi à Las Vegas Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin [15 novembre 2004] Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon...

Verdi à Las Vegas

Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin
[15 novembre 2004]

Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon bien dessiné. Soudain, il jaillit à la verticale, moustache en bataille comme si un ressort l'avait projeté : filtrant par un regard, l'eau de la lagune vient d'atteindre son royal séant " Ce qui donne en gaulois : "Venez vite, Anna, l'eau arrive !"

L'aqua alta, la grande affaire des Vénitiens : ils jouent meme à se faire peur. En un tournemain, les planches sont mises en place pour que les touristes - Français à 90% en ce week-end de 11 novembre mâtiné de RTT - puissent circuler à pied sec. Fausse alerte ! L'eau vert amande lèche amoureusement le seuil blanc de l'église San Moïaut;se sans y pénétrer. Puis repart silencieuse comme elle est arrivée. Ainsi va la vie dans le plus beau théâtre du monde qu'est la Sérénissime.

Du théâtre, et du vrai, il y en eut la veille à La Fenice qui renaissait à l'opéra après l'incendie de 1996. Rendue à sa splendeur d'antan, la célèbre salle que l'on voit dans Senso de Visconti, fut inaugurée par un concert de Muti l'an passé (voir nos éditions du 16 décembre 2003), mais attendait toujours sa résurrection lyrique. C'est désormais chose faite avec La Traviata de Verdi, opéra emblématique de son glorieux passé. L'idée de son directeur artistique Sergio Segalini de revenir à la version de la création à Venise en 1853 constitue un attrait non négligeable de ce nouveau spectacle signé par le metteur en scène canadien Robert Carsen.

Si les différences avec l'édition remaniée dès 1854, après l'échec de l'année précédente et après un changement de distribution, ne sautent pas aux oreilles du public, elles sont d'importance pour le role-titre. On a dit souvent qu'il fallait deux voix pour chanter Violetta : dans la version d'origine, celle-ci gagne en homogénéité, l'écriture se révélant plus légère et plus virtuose tout au long de l'ouvrage. Violetta se rapproche ainsi de la Gilda de Rigoletto.

Ce retour à l'original sied à Patrizia Ciofi, magnifique de bout en bout. Décidément, la soprano italienne est vouée aux roles de courtisane après la Poppée de Monteverdi qu'elle vient de chanter au Théâtre des Champs-élysées. Verdi lui va mille fois mieux car il correspond à son tempérament comme aux caractéristiques de sa voix à la fois agile et colorée. Et douée surtout d'une grande sensibilité. Je n'aurai pas le mauvais gout de vanter sa plastique : disons que Robert Carsen a eu beaucoup de chance avec une artiste dont le plumage vaut le ramage.

Elle est malheureusement la seule des trois protagonistes du drame dont on puisse le dire. Les deux Germont de cette première - le ténor italo-germanique Roberto Saccà et le baryton russe Dmitri Hvorostovsky - chantent les notes constamment forte, incapables de la moindre nuance, de la moindre humanité : un comble dans cet écrin sublime ! Lorin Maazel apporte le prestige de son nom et son époustouflante technique d'orchestre sans aller au-delà d'un travail bien fait avec les musiciens comme avec les choristes.

On a connu Carsen mieux inspiré. Moderniser La Traviata n'est plus une nouveauté. Il ne suffit pas de se réclamer de Verdi qui voulait que l'ouvrage soit donné à son époque à lui Il aurait fallu trouver un équivalent. Alors Carsen durcit le trait : sa Violetta est une vraie prostituée qui n'aime que l'argent.

La voilà soeur de Lulu de Berg : expressionnisme et romantisme ne font pas bon ménage. Et cette pluie continue de billets de banque jusque dans le jardin : Carsen doit avoir un problème avec l'argent Non, décidément, La Fenice méritait mieux.

La Fenice : les 16, 18 et 19 novembre à 19 h, les 17 et 20 à 15 h 30. Tél. : 00.39.41.78.65.21, www.teatrolafenice.it. Arte retransmettra en direct la représentation du 18 novembre à 19 h.

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