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Recently in Performances

Il turco in Italia at the Aix Festival

Twenty years ago stage director Christopher Alden introduced Rossini’s then forgotten comedy to Southern California audiences in a production that is still remembered. In Aix Alden has revisited this complex work that many critics now consider Rossini’s greatest comedy.

First Night of the BBC Proms : Elgar The Kingdom

The BBC Proms 2014 season began with Sir Edward Elgars The Kingdom (1903-6). It was a good start to the season,which commemorates the start of the First World War. From that perspective Sir Andrew Davis's The Kingdom moved me deeply.

Le nozze di Figaro, Munich

One is unlikely to come across a cast of Figaro principals much better than this today, and the virtues of this performance indeed proved to be primarily vocal.

Winterreise and Trauernacht at the Aix Festival

That’s A Winter’s Journey and A Night of Mourning for metteurs-en-scène William Kentridge (South Africa) and Katie Mitchell (Great Britain), completing the clean sweep of English language stage directors for the Aix Festival productions this year.

James Gilchrist at Wigmore Hall

Assured elegance, care and thoughtfulness characterised tenor James Gilchrist’s performance of Schubert’s Schwanengesang at the Wigmore Hall, the cycles’ two poets framing a compelling interpretation of Beethoven’s An die ferne Geliebte.

Music for a While: Improvisations on Henry Purcell

‘Music for a while shall all your cares beguile.’ Dryden’s words have never seemed as apt as at the conclusion of this wonderful sequence of improvisations on Purcell’s songs and arias, interspersed with instrumental chaconnes and toccatas, by L’Arpeggiata.

Nabucco at Orange

The acoustic of the gigantic Théâtre Antique Romain at Orange cannot but astonish its nine thousand spectators, the nearly one hundred meter breadth of the its proscenium inspires awe. There was excited anticipation for this performance of Verdi’s first masterpiece.

Saint Louis: A Hit is a Hit is a Hit

Opera Theatre of Saint Louis has once again staked claim to being the summer festival “of choice” in the US, not least of all for having mounted another superlative world premiere.

La Flûte Enchantée (2e Acte)
at the Aix Festival

In past years the operas of the Aix Festival that took place in the Grand Théâtre de Provence began at 8 pm. The Magic Flute began at 7 pm, or would have had not the infamous intermittents (seasonal theatrical employees) demanded to speak to the audience.

Ariodante at the Aix Festival

High drama in Aix. Three scenarios in conflict — those of G.F. Handel, Richard Jones and the intermittents (disgruntled seasonal theatrical employees). Make that four — mother nature.

Lucy Crowe, Wigmore Hall

The programme declared that ‘music, water and night’ was the connecting thread running through this diverse collection of songs, performed by soprano Lucy Crowe and pianist Anna Tilbrook, but in fact there was little need to seek a unifying element for these eclectic works allowed Crowe to demonstrate her expressive range — and offered the audience the opportunity to hear some interesting rarities.

The Turn of the Screw, Holland Park

‘Only make the reader’s general vision of evil intense enough … and his own experience, his own imagination, his own sympathy … will supply him quite sufficiently with all the particulars.

Plenty of Va-Va-Vroom: La Fille du Regiment, Iford

It is not often that concept, mood, music and place coincide perfectly. On the first night of Opera della Luna’s La Fille du Regiment at Iford Opera in Wiltshire, England we arrived with doubts (rather large doubts it should be admitted)as to whether Donizetti’s “naive and vulgar” romp of militarism and proto-feminism, peopled with hordes of gun-toting soldiers and praying peasants, could hardly be contained, surely, inside Iford’s tiny cloister?

La finta giardiniera, Glyndebourne

‘Lovers and madmen have such seething brains,/ Such shaping fantasies, that apprehend/ More than cool reason ever comprehends.’

Sophie Karthäuser, Wigmore Hall

Belgian soprano Sophie Karthäuser has a rich range of vocal resources upon which to draw: she has power and also precision; her top is bright and glinting and it is complemented by a surprisingly full and rich lower register; she can charm with a flowing lyrical line, but is also willing to take musical risks to convey emotion and embody character.

Ariadne auf Naxos, Royal Opera

‘When two men like us set out to produce a “trifle”, it has to become a very serious trifle’, wrote Hofmannsthal to Strauss during the gestation of their opera about opera.

Leoš Janáček : The Cunning Little Vixen, Garsington Opera at Wormsley

Janáček started The Cunning Little Vixen on the cusp of old age in 1922 and there is something deeply elegiac about it.

La Traviata in Marseille

It took only a couple of years for Il trovatore and Rigoletto to make it from Italy to the Opéra de Marseille, but it took La traviata (Venice, 1853) sixteen years (Marseille, 1869).

Madama Butterfly in San Francisco

Gesamtkunstwerk, synthesis of fable, sound, shape and color in art, may have been made famous by Richard Wagner, and perhaps never more perfectly realized than just now by San Francisco Opera.

Luca Francesconi : Quartett, Linbury Studio Theatre, London

Luca Francesconi is well-respected in the avant garde. His music has been championed by the Arditti Quartett and features regularly in new music festivals. His opera Quartett has at last reached London after well-received performances in Milan and Amsterdam.

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Performances

15 Nov 2004

Le Figaro Reviews La Traviata at La Fenice: Praises Ciofi, But Not Much Else

Verdi à Las Vegas Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin [15 novembre 2004] Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon...

Verdi à Las Vegas

Venise : de notre envoyé spécial Jacques Doucelin
[15 novembre 2004]

Un de ces chats comme Venise en a le secret, trone impérial et méprisant au beau milieu d'une place ensoleillée, manteau mité, mais noeud papillon bien dessiné. Soudain, il jaillit à la verticale, moustache en bataille comme si un ressort l'avait projeté : filtrant par un regard, l'eau de la lagune vient d'atteindre son royal séant " Ce qui donne en gaulois : "Venez vite, Anna, l'eau arrive !"

L'aqua alta, la grande affaire des Vénitiens : ils jouent meme à se faire peur. En un tournemain, les planches sont mises en place pour que les touristes - Français à 90% en ce week-end de 11 novembre mâtiné de RTT - puissent circuler à pied sec. Fausse alerte ! L'eau vert amande lèche amoureusement le seuil blanc de l'église San Moïaut;se sans y pénétrer. Puis repart silencieuse comme elle est arrivée. Ainsi va la vie dans le plus beau théâtre du monde qu'est la Sérénissime.

Du théâtre, et du vrai, il y en eut la veille à La Fenice qui renaissait à l'opéra après l'incendie de 1996. Rendue à sa splendeur d'antan, la célèbre salle que l'on voit dans Senso de Visconti, fut inaugurée par un concert de Muti l'an passé (voir nos éditions du 16 décembre 2003), mais attendait toujours sa résurrection lyrique. C'est désormais chose faite avec La Traviata de Verdi, opéra emblématique de son glorieux passé. L'idée de son directeur artistique Sergio Segalini de revenir à la version de la création à Venise en 1853 constitue un attrait non négligeable de ce nouveau spectacle signé par le metteur en scène canadien Robert Carsen.

Si les différences avec l'édition remaniée dès 1854, après l'échec de l'année précédente et après un changement de distribution, ne sautent pas aux oreilles du public, elles sont d'importance pour le role-titre. On a dit souvent qu'il fallait deux voix pour chanter Violetta : dans la version d'origine, celle-ci gagne en homogénéité, l'écriture se révélant plus légère et plus virtuose tout au long de l'ouvrage. Violetta se rapproche ainsi de la Gilda de Rigoletto.

Ce retour à l'original sied à Patrizia Ciofi, magnifique de bout en bout. Décidément, la soprano italienne est vouée aux roles de courtisane après la Poppée de Monteverdi qu'elle vient de chanter au Théâtre des Champs-élysées. Verdi lui va mille fois mieux car il correspond à son tempérament comme aux caractéristiques de sa voix à la fois agile et colorée. Et douée surtout d'une grande sensibilité. Je n'aurai pas le mauvais gout de vanter sa plastique : disons que Robert Carsen a eu beaucoup de chance avec une artiste dont le plumage vaut le ramage.

Elle est malheureusement la seule des trois protagonistes du drame dont on puisse le dire. Les deux Germont de cette première - le ténor italo-germanique Roberto Saccà et le baryton russe Dmitri Hvorostovsky - chantent les notes constamment forte, incapables de la moindre nuance, de la moindre humanité : un comble dans cet écrin sublime ! Lorin Maazel apporte le prestige de son nom et son époustouflante technique d'orchestre sans aller au-delà d'un travail bien fait avec les musiciens comme avec les choristes.

On a connu Carsen mieux inspiré. Moderniser La Traviata n'est plus une nouveauté. Il ne suffit pas de se réclamer de Verdi qui voulait que l'ouvrage soit donné à son époque à lui Il aurait fallu trouver un équivalent. Alors Carsen durcit le trait : sa Violetta est une vraie prostituée qui n'aime que l'argent.

La voilà soeur de Lulu de Berg : expressionnisme et romantisme ne font pas bon ménage. Et cette pluie continue de billets de banque jusque dans le jardin : Carsen doit avoir un problème avec l'argent Non, décidément, La Fenice méritait mieux.

La Fenice : les 16, 18 et 19 novembre à 19 h, les 17 et 20 à 15 h 30. Tél. : 00.39.41.78.65.21, www.teatrolafenice.it. Arte retransmettra en direct la représentation du 18 novembre à 19 h.

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