Subscribe to
Opera Today

Receive articles and news via RSS feeds or email subscription.


facebook-icon.png


twitter_logo[1].gif



9780393088953.png

9780521746472.png

0810888688.gif

0810882728.gif

Recently in Performances

Santa Fe: Secondary Mozart in First Rate Staging

Impresario Boris Goldovsky famously referred to La finta giardiniera as The Phony Farmerette.

Regimented Daughter in Santa Fe

At Santa Fe Opera, Donizetti’s effervescent The Daughter of the Regiment can’t quite decide what it wants to be when it grows up.

Santa Fe’s Celebratory Jester

Santa Fe Opera noted a landmark two-thousandth performance in their distinguished history with a stylish new production of Rigoletto.

Sibelius Kullervo, BBC Proms, London

Why did Jean Sibelius suppress Kullervo (Op7, 1892)? There are many theories why he didn't allow it to be heard after its initial performance, though he referred to it fondly in private.

Aïda at Aspen

Most opera professionals, including the individuals who do the casting for major houses, despair of finding performers who can match historical standards of singing in operas such as Aïda. Yet a concert performance in Aspen gives a glimmer of hope. It was led by four younger singers who may be part of the future of Verdi singing in America and the world.

Prom 53: Shostakovich — Orango

One might have been forgiven for thinking that both biology and chronology had gone askew at the Royal Albert Hall yesterday evening.

Written on Skin at Lincoln Center

Three years ago I made what may have been my single worst decision in a half century of attending opera. I wasn’t paying close attention when some conference organizers in Aix-en-Provence offered me two tickets to the premiere of a new opera. I opted instead for what seemed like a sure thing: William Christie conducting some Charpentier.

La Púrpura de la Rosa

Advertised in the program as the first opera written in the New World, La Púrpura de la Rosa (PR) was premiered in 1701 in Lima (Peru), but more than the historical feat, true or not, accounts for the piece’s interest.

Pesaro’s Rossini Festival 2015

The 36th Rossini Opera Festival in Rossini’s Pesaro! La gazza ladra (1817), La gazzetta (1816) and L'inganno felice (1812) — the little opera that made Rossini famous.

Santa Fe: Placid Princess of Judea

Unlike the brush fire in a distant neighborhood of the John Crosby Theatre, Santa Fe Opera’s Salome stubbornly failed to ignite.

Airy and Bucolic Glimmerglass Flute

As part of a concerted effort to incorporate local color and resonance into its annual festival, Glimmerglass has re-imagined The Magic Flute in a transformative woodland setting.

Glimmerglass Conquers Cato

Bravura singing and vibrant instrumental playing were on ample display in Glimmerglass Festival’s riveting Cato in Utica.

Energetic Glimmerglass Candide

Bernstein’s Candide seems to have more performance versions than Tales of Hoffmann.

Die Eroberung von Mexico in Salzburg

That’s The Conquest of Mexico, an historical music drama composed in 1991 by German composer Wolfgang Rihm (b. 1952). But wait. Wolfgang Rihm construed a few sentences of Artaud’s La Conquête du Mexique (1932) mixed up with bits of Aztec chant and bits of poem(s) by Mexico’s Octavio Paz (d. 1998) to make a libretto.

Scottish Sensation at Glimmerglass

Glimmerglass is celebrating its 40th Festival season with a stylish new production of Verdi’s Macbeth.

Norma in Salzburg

This Salzburg Norma is not new news. This superb production was first seen at the Salzburg Festival’s springtime Whitsun Festival in 2013 with this same cast. It will now travel to a few major European cities.

The power of music: a young cast in a semi-stage account of Monteverdi’s first opera

John Eliot Gardiner conducted a much anticipated performance of Monteverdi’s first opera L’Orfeo at the BBC Proms on 4 August 2015, with his own Monteverdi Choir and English Baroque Soloists.

Cold Mountain Wows Audience at Santa Fe World Premiere

On August 1, 2015, Santa Fe Opera presented the world premiere of Cold Mountain, a brand new opera composed by Pulizer Prize and Grammy winner Jennifer Higdon.

Manon Lescaut, Munich

Puccini’s Manon Lescaut at the Bayerische Staatsoper, Munich. Some will scream in rage but in its austerity it reaches to the heart of the opera.

Proms Saturday Matinée 1

It might seem churlish to complain about the BBC Proms coverage of Pierre Boulez’s 90th anniversary. After all, there are a few performances dotted around — although some seem rather oddly programmed, as if embarrassed at the presence of new or newish music. (That could certainly not be claimed in the present case.)

OPERA TODAY ARCHIVES »

Performances

18 Nov 2004

Le Monde Reviews La Traviata at La Fenice: High Praise for Cast — Carsen's Production a Cliché

La Fenice refaite à neuf lance sa saison avec une "Traviata" façon années 1970 LE MONDE | 17.11.04 | 18h19 Le théâtre vénitien, rénové après l'incendie de 1996, présente l'œuvre de Verdi dans sa version originale de 1853, transformée en...

La Fenice refaite à neuf lance sa saison avec une "Traviata" façon années 1970

LE MONDE | 17.11.04 | 18h19

Le théâtre vénitien, rénové après l'incendie de 1996, présente l'œuvre de Verdi dans sa version originale de 1853, transformée en sujet d'actualité par Robert Carsen.

Venise (Italie) de notre envoyée spéciale

Il y a presque un an, la mythique Fenice de Venise renaissait de ses cendres pour la troisième fois depuis son inauguration le 16 mai 1792. Il y eut d'abord le concert d'ouverture dirigé en grande pompe le 14 décembre par Riccardo Muti, directeur artistique de la Scala de Milan (Le Monde du 16 décembre 2003), puis une semaine de réjouissances orchestrales sous les baguettes prestidigitatrices de Christian Thielemann, Myung-Whun Chung, Marcello Viotti, Mariss Jansons et Yuri Temirkanov.

Huit ans après l'incendie criminel du 29 janvier 1996 qui réduisit la salle en cendres en moins de dix heures, 60 millions d'euros et sept années de travaux plus tard, il s'agissait de rien de moins que de feter dignement les retrouvailles avec "l'âme de Venise" (Pavarotti dixit) et la rénovation à l'identique de l'un des plus beaux théâtres d'Europe. On pouvait au passage remercier Visconti : les quinze premières minutes de Senso tournées en 1954 à La Fenice, analysées, décryptées, recoupées avec les archives et les documents d'époque datant de la seconde reconstruction de 1837, ont contribué à cette minutieuse et folle reconstitution.

Les festivités passées, la saison d'opéras 2003-2004 a sagement réintégré le petit Théâtre Malibran et le grand PalaFenice jusqu'à la fin de l'année lyrique. Cette fois, c'est pour de bon : depuis le 12 novembre, qui a vu la première de La Traviata, mise en scène par Robert Carsen, il teatro ritrovato a prouvé qu'il était désormais un théâtre en ordre de marche, bien décidé à en découdre avec sa rivale de toujours, la Scala de Milan. Riche en surprises et en inédits, la saison 2004-2005 annonce d'ores et déjà du rarissime (un Omaggio a Goffredo Petrassi et Le Roi de Lahore de Massenet), du rare (Maometto secundo de Rossini, Pia de Tolomei de Donizetti et Daphné de Richard Strauss), le jeune Mozart (La Finta Semplice) cotoyant le Wagner accompli de Parsifal, sans parler de la première vénitienne d'une Grande Duchesse de Gérolstein d'Offenbach, mise en scène par Pier Luigi Pizzi.

D'APRèS ALEXANDRE DUMAS

Mais, pour l'heure, revenons à La Traviata donnée ici dans la version originale de 1853 sur un livret de Francesco Maria Piave, d'après La Dame aux camélias, d'Alexandre Dumas fils. De cette œuvre, Carsen a fait un vrai sujet d'actu situé dans les années 1970. "No future" pour Violetta la putain jet-setteuse, qui vit et meurt en escarpins et déshabillé noir, pour quelques poignées de dollars. De l'argent, il en pleut sur elle tout au long de l'opéra, que ce soit celui de ses amants, de ses amours, de ses emmerdes, et meme de la foret qui abrite un temps son idylle avec Alfredo, dont les feuilles tombent en tapis de billets de banque. Eros contre thanatos, fric contre sentiment, honnetes gens contre dégénérés, la pauvrette vivra la descente aux enfers des gens de son espèce que l'on paye de meme. Peu à peu dépossédée d'elle-meme, condamnée à crever dans un ex- appart design kitsch, en travaux, gravats parmi les gravats. C'est triste, c'est regrettable, et c'est efficace, mais ça manque fichtrement d'originalité, notamment pour ce qui concerne une direction d'acteurs on ne peut plus conventionnelle.

Heureusement, le casting est de haut niveau. Le père Germont (Dmitri Hvorostovsky) a le ton et l'aura d'un vrai commandeur, une voix qui tue au nom de la morale bourgeoise. Son fils, Alfredo, est photographe. De là à dire que l'interprétation de Roberto Saccà fait un peu cliché... Mais la voix est belle, et tant pis si la vaillance prend trop souvent le pas sur le reste, la ferveur, l'expression. Malgré les apparences, Patrizia Ciofi est nettement plus qu'une honnete femme de mauvaise vie. Sa Violetta a une belle carrure dramaturgique, et la voix, en dépit d'une légère fatigue dans l'aigu au troisième acte, sait donner corps et souffle à la belle âme sacrifiée de Violetta. Les chœurs et l'orchestre ont vaillamment relevé le défi de la direction enlevée de Lorin Maazel, lequel donne sans compter à la musique de Verdi chair, sang, vivacité et couleurs.

Marie-Aude Roux

La Traviata, de Verdi. Teatro La Fenice, Campo San Fantin, Venise (Italie). Le 16 novembre. Avec Robert Carsen (mise en scène), Patrizia Ciofi (Violetta), Roberto Saccà (Alfredo), Dmitri Hvorostovsky (Germont), Le Chœur et l'Orchestre du Gran Teatro La Fenice, Lorin Maazel (direction musicale). Prochaines représentations les 17, 18, 19 et 20 novembre. Tél. : (+39)-041-786-575.

Retransmission en direct sur Arte et sur France Musiques, le 18 novembre à 19 heures.

[Click here for related article.]

Send to a friend

Send a link to this article to a friend with an optional message.

Friend's Email Address: (required)

Your Email Address: (required)

Message (optional):