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Recently in Performances

Gounod’s Roméo et Juliette at Lyric Opera, Chicago

Lyric Opera of Chicago staged Charles Gounod’s Roméo et Juliette as the last opera in its current subscription season.

L’incoronazione di Poppea, RAO

‘The plot is perhaps the least moral in all opera; wrong triumphs in the name of love and we are not expected to mind.’

Madame Butterfly , ENO

Anthony Minghella’s production of Madame Butterfly for ENO is wearing well. First seen in 2005, it is now being aired for the sixth time and is still, as I observed in 2013, ‘a breath-taking visual banquet’.

Valiant but tentative: La straniera at the Concertgebouw

This concert version of La straniera felt like a compulsory musicology field trip, but it had enough vocal flashes to lobby for more frequent performances of this midway Bellini.

London Festival of Baroque Music 2016: Words with Purcell

As poetry is the harmony of words, so music is that of notes; and as poetry is a rise above prose and oratory, so is music the exaltation of poetry.

The Dark Mirror: Zender’s Winterreise

From experiments with musique concrète in the 1940s, to the Minimalists’ explorations into tape-loop effects in the 1960s, via the appearance of hip-hop in the 1970s and its subsequent influence on electronic dance music in the 1980s, to digital production methods today, ‘sampling’ techniques have been employed by musicians working in genres as diverse as jazz fusion, psychedelic rock and classical music.

Great Scott Wows San Diego

On May 7, 2016, San Diego Opera presented the West Coast premiere of Great Scott, an opera by Terrence McNally and Jake Heggie. McNally’s original libretto pokes fun at everything from football to bel canto period opera. It includes snippets of nineteenth century tunes as well as Heggie's own bel canto writing.

Bellini’s Adelson e Salvini, London

A foiled abduction, a castle-threatening inferno, romantic infatuation, guilt-laden near-suicide, gun-shots and knife-blows: Andrea Leone Tottola’s libretto for Vincenzo Bellini’s first opera, Adelson e Salvini, certainly does not lack dramatic incident.

Manitoba Opera: Of Mice and Men

Opera as an art form has never shied away from the grittier shadows of life. Nor has Manitoba Opera, with its recent past productions dealing with torture, incest, murder and desperate political prisoners still so tragically relevant today.

The Rose and the Ring

Published in 1855 as an entertainment for his two daughters, William Makepeace Thackeray’s The Rose and the Ring is a burlesque fairy-tale whose plot — to the author’s wilful delight, perhaps — defies summation and elucidation.

The Lighthouse at San Francisco’s Opera Parallèle

What more fitting memorial for composer Peter Maxwell Davies (d. 03/14/2016) than a splendid performance of The Lighthouse, the third of his eight works for the stage.

King’s Consort at Wigmore Hall

I suspect that many of those at the Wigmore Hall for The King’s Consort’s performance of the La Senna festeggiante (The Rejoicing Seine) were lured by the cachet of ‘Antonio Vivaldi’ and further enticed by the notion of a lover’s serenade at which the generic term ‘serenata’ seems to hint.

Kathleen Ferrier Awards 2016

Having enjoyed superb singing by a young cast of soloists in Classical Opera’s UK premiere of Jommelli’s Il Vogoleso the previous evening, I was delighted that the 2016 Kathleen Ferrier Awards Final at the Wigmore Hall confirmed the strength and depth of talent possessed by the young singers studying in and emerging from our academies and conservatoires.

Pacific Opera Project Recreates Mozart and Salieri Contest

On February 7, 1786, Emperor Joseph II of Austria had brand new one-act operas by Wolfgang Amadeus Mozart and Antonio Salieri performed in the Schönbrunn Palace’s Orangery.

Powerful chemistry in La Cenerentola in Cologne

Those poor opera lovers in Cologne have a never ending problem with the city’s opera house. Together with the rest of city, the construction of the new opera house is mired in political incompetence.

Tannhäuser: Royal Opera House, London

London remains starved of Wagner. This season, its major companies offer but two works, Tannhäuser from the Royal Opera and Tristan from ENO.

The Golden Cockerel in Düsseldorf

Dmitry Bertman’s hilarious staging of Rimsky-Korsakov’s political sex-comedy The Golden Cockerel in Düsseldorf.

San Diego Opera Presents a Tragic Madama Butterfly

On April 16, 2016, San Diego Opera presented Giacomo Puccini’s sixth opera, Madama Butterfly, in an intriguing production by Garnett Bruce. Roberto Oswald’s scenery included the usual Japanese styled house with many sliding doors and walls. On either side, however, were blooming cherry trees with rough trunks and gnarled branches that looked as though they had been growing on the property for a hundred years.

Simon Rattle conducts Tristan und Isolde

New Co-Production Tristan und Isolde with Metropolitan: Simon Rattle and Westbroek electrify Treliński’s Opera-Noir.

San Jose’s Smooth Streetcar Ride

In an operatic world crowded with sure-fire bread and butter repertoire, Opera San Jose has boldly chosen to lavish a new production on a dark horse, Andre Previn’s A Streetcar Named Desire.

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Performances

18 Nov 2004

Le Monde Reviews La Traviata at La Fenice: High Praise for Cast — Carsen's Production a Cliché

La Fenice refaite à neuf lance sa saison avec une "Traviata" façon années 1970 LE MONDE | 17.11.04 | 18h19 Le théâtre vénitien, rénové après l'incendie de 1996, présente l'œuvre de Verdi dans sa version originale de 1853, transformée en...

La Fenice refaite à neuf lance sa saison avec une "Traviata" façon années 1970

LE MONDE | 17.11.04 | 18h19

Le théâtre vénitien, rénové après l'incendie de 1996, présente l'œuvre de Verdi dans sa version originale de 1853, transformée en sujet d'actualité par Robert Carsen.

Venise (Italie) de notre envoyée spéciale

Il y a presque un an, la mythique Fenice de Venise renaissait de ses cendres pour la troisième fois depuis son inauguration le 16 mai 1792. Il y eut d'abord le concert d'ouverture dirigé en grande pompe le 14 décembre par Riccardo Muti, directeur artistique de la Scala de Milan (Le Monde du 16 décembre 2003), puis une semaine de réjouissances orchestrales sous les baguettes prestidigitatrices de Christian Thielemann, Myung-Whun Chung, Marcello Viotti, Mariss Jansons et Yuri Temirkanov.

Huit ans après l'incendie criminel du 29 janvier 1996 qui réduisit la salle en cendres en moins de dix heures, 60 millions d'euros et sept années de travaux plus tard, il s'agissait de rien de moins que de feter dignement les retrouvailles avec "l'âme de Venise" (Pavarotti dixit) et la rénovation à l'identique de l'un des plus beaux théâtres d'Europe. On pouvait au passage remercier Visconti : les quinze premières minutes de Senso tournées en 1954 à La Fenice, analysées, décryptées, recoupées avec les archives et les documents d'époque datant de la seconde reconstruction de 1837, ont contribué à cette minutieuse et folle reconstitution.

Les festivités passées, la saison d'opéras 2003-2004 a sagement réintégré le petit Théâtre Malibran et le grand PalaFenice jusqu'à la fin de l'année lyrique. Cette fois, c'est pour de bon : depuis le 12 novembre, qui a vu la première de La Traviata, mise en scène par Robert Carsen, il teatro ritrovato a prouvé qu'il était désormais un théâtre en ordre de marche, bien décidé à en découdre avec sa rivale de toujours, la Scala de Milan. Riche en surprises et en inédits, la saison 2004-2005 annonce d'ores et déjà du rarissime (un Omaggio a Goffredo Petrassi et Le Roi de Lahore de Massenet), du rare (Maometto secundo de Rossini, Pia de Tolomei de Donizetti et Daphné de Richard Strauss), le jeune Mozart (La Finta Semplice) cotoyant le Wagner accompli de Parsifal, sans parler de la première vénitienne d'une Grande Duchesse de Gérolstein d'Offenbach, mise en scène par Pier Luigi Pizzi.

D'APRèS ALEXANDRE DUMAS

Mais, pour l'heure, revenons à La Traviata donnée ici dans la version originale de 1853 sur un livret de Francesco Maria Piave, d'après La Dame aux camélias, d'Alexandre Dumas fils. De cette œuvre, Carsen a fait un vrai sujet d'actu situé dans les années 1970. "No future" pour Violetta la putain jet-setteuse, qui vit et meurt en escarpins et déshabillé noir, pour quelques poignées de dollars. De l'argent, il en pleut sur elle tout au long de l'opéra, que ce soit celui de ses amants, de ses amours, de ses emmerdes, et meme de la foret qui abrite un temps son idylle avec Alfredo, dont les feuilles tombent en tapis de billets de banque. Eros contre thanatos, fric contre sentiment, honnetes gens contre dégénérés, la pauvrette vivra la descente aux enfers des gens de son espèce que l'on paye de meme. Peu à peu dépossédée d'elle-meme, condamnée à crever dans un ex- appart design kitsch, en travaux, gravats parmi les gravats. C'est triste, c'est regrettable, et c'est efficace, mais ça manque fichtrement d'originalité, notamment pour ce qui concerne une direction d'acteurs on ne peut plus conventionnelle.

Heureusement, le casting est de haut niveau. Le père Germont (Dmitri Hvorostovsky) a le ton et l'aura d'un vrai commandeur, une voix qui tue au nom de la morale bourgeoise. Son fils, Alfredo, est photographe. De là à dire que l'interprétation de Roberto Saccà fait un peu cliché... Mais la voix est belle, et tant pis si la vaillance prend trop souvent le pas sur le reste, la ferveur, l'expression. Malgré les apparences, Patrizia Ciofi est nettement plus qu'une honnete femme de mauvaise vie. Sa Violetta a une belle carrure dramaturgique, et la voix, en dépit d'une légère fatigue dans l'aigu au troisième acte, sait donner corps et souffle à la belle âme sacrifiée de Violetta. Les chœurs et l'orchestre ont vaillamment relevé le défi de la direction enlevée de Lorin Maazel, lequel donne sans compter à la musique de Verdi chair, sang, vivacité et couleurs.

Marie-Aude Roux

La Traviata, de Verdi. Teatro La Fenice, Campo San Fantin, Venise (Italie). Le 16 novembre. Avec Robert Carsen (mise en scène), Patrizia Ciofi (Violetta), Roberto Saccà (Alfredo), Dmitri Hvorostovsky (Germont), Le Chœur et l'Orchestre du Gran Teatro La Fenice, Lorin Maazel (direction musicale). Prochaines représentations les 17, 18, 19 et 20 novembre. Tél. : (+39)-041-786-575.

Retransmission en direct sur Arte et sur France Musiques, le 18 novembre à 19 heures.

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