Subscribe to
Opera Today

Receive articles and news via RSS feeds or email subscription.


facebook-icon.png


twitter_logo[1].gif



9780393088953.png

9780521746472.png

0810888688.gif

0810882728.gif

Recently in Performances

Cold Mountain Wows Audience at Santa Fe World Premiere

On August 1, 2015, Santa Fe Opera presented the world premiere of Cold Mountain, a brand new opera composed by Pulizer Prize and Grammy winner Jennifer Higdon.

Manon Lescaut, Munich

Puccini’s Manon Lescaut at the Bayerische Staatsoper, Munich. Some will scream in rage but in its austerity it reaches to the heart of the opera.

Proms Saturday Matinée 1

It might seem churlish to complain about the BBC Proms coverage of Pierre Boulez’s 90th anniversary. After all, there are a few performances dotted around — although some seem rather oddly programmed, as if embarrassed at the presence of new or newish music. (That could certainly not be claimed in the present case.)

The Maid of Pskov (Pskovityanka) , St. Petersburg

I recently spent four days in St. Petersburg, timed to coincide with the annual Stars of the White Nights Festival. Yet the most memorable singing I heard was neither at the Mariinsky Theater nor any other performance hall. It was in the small, nearly empty church built for the last Tsar, Nicholas II, at Tsarskoye Selo.

Prom 11 — Grange Park Opera: Fiddler on the Roof

As I walked up Exhibition Road on my way to the Royal Albert Hall, I passed a busking tuba player whose fairground ditties were enlivened by bursts of flame which shot skyward from the bell of his instrument, to the amusement and bemusement of a rapidly gathering pavement audience.

Saul, Glyndebourne

A brilliant theatrical event, bringing Handel’s theatre of the mind to life on stage

Roberta Invernizzi, Wigmore Hall

‘Here, thanks be to God, my opera is praised to the skies and there is nothing in it which does not please greatly.’ So wrote Antonio Vivaldi to Marchese Guido Bentivoglio d’Aragona in Ferrara in 1737.

Montemezzi: L’amore dei tre Re

Asphyxiations, atrophy by poison, assassination: in Italo Montemezzi’s L’amore dei tre Re (The Love of the Three Kings, 1913) foul deed follows foul deed until the corpses are piled high. 

Prom 4: Andris Nelsons

The precision of attack in the opening to Beethoven’s Creatures of Prometheus Overture signalled thoroughgoing excellence in the contribution of the CBSO to this concert.

BBC Proms: The Cardinall’s Musick

When he was skilfully negotiating the not inconsiderable complexities, upheavals and strife of musical and religious life at the English royal court during the Reformation, Thomas Tallis (c.1505-85) could hardly have imagined that more than 450 years later people would be queuing round the block for the opportunity spend their lunch-hour listening to the music that he composed in service of his God and his monarch.

Oberon, Persephone and Iolanta at the Aix Festival

Two of the important late twentieth century stage directors, Robert Carsen and Peter Sellars, returned to the Aix Festival this summer. Carsen’s A Midsummer Night’s Dream is a masterpiece, Sellars’ strange Tchaikovsky/Stravinsky double bill is simply bizarre.

Betrothal and Betrayal : JPYA at the ROH

The annual celebration of young talent at the Royal Opera House is a magnificent showcase, and it was good to see such a healthy audience turnout.

Jenůfa Packs a Wallop at DMMO

There are few operas that can rival the visceral impact of a well-staged Jenůfa and Des Moines Metro Opera has emphatically delivered the goods.

Des Moines Fanciulla a Minnie-Triumph

The Girl of the Golden West (La Fanciulla del West) often gets eclipsed when compared to the rest of the mature Puccini canon.

First Night of the BBC Proms 2015

First Night of the BBC Proms 2015 with Sakari Oramo in exuberant form, pulling off William Walton’s Belshazzar’s Feast with the theatrical flair it deserves.

Monsters and Marriage at the Aix Festival

Plus an evening by the superb Modigliani Quartet that complimented the brief (55 minutes) a cappella opera for six female voices Svadba (2013) by Serbian composer Ana Sokolovic (b. 1968). She lives in Canada.

Des Moines: A Whole Other Secret Garden

With its revelatory production of Rappaccini’s Daughter performed outdoors in the city’s refurbished Botanical Gardens, Des Moines Metro Opera has unlocked the gate to a mysterious, challenging landscape of musical delights.

Seductive Abduction in Iowa

Des Moines Metro Opera has quite a crowd-pleasing production of The Abduction from the Seraglio on its hands.

A Midsummer Night’s Dream, Garsington Opera

Even by Shakespeare’s standards A Midsummer Night’s Dream, one of his earlier plays, boasts a particularly fantastical plot involving a bunch of aristocrats (the Athenian Court of Theseus), feuding gods and goddesses (Oberon and Titania), ‘Rude Mechanicals’ (Bottom, Quince et al) and assorted faeries and spirits (such as Puck).

Richard Wagner: Tristan und Isolde

What do we call Tristan und Isolde? That may seem a silly question. Tristan und Isolde, surely, and Tristan for short, although already we come to the exquisite difficulty, as Tristan and Isolde themselves partly seem (though do they only seem?) to recognise of that celebrated ‘und’.

OPERA TODAY ARCHIVES »

Performances

18 Nov 2004

Le Monde Reviews La Traviata at La Fenice: High Praise for Cast — Carsen's Production a Cliché

La Fenice refaite à neuf lance sa saison avec une "Traviata" façon années 1970 LE MONDE | 17.11.04 | 18h19 Le théâtre vénitien, rénové après l'incendie de 1996, présente l'œuvre de Verdi dans sa version originale de 1853, transformée en...

La Fenice refaite à neuf lance sa saison avec une "Traviata" façon années 1970

LE MONDE | 17.11.04 | 18h19

Le théâtre vénitien, rénové après l'incendie de 1996, présente l'œuvre de Verdi dans sa version originale de 1853, transformée en sujet d'actualité par Robert Carsen.

Venise (Italie) de notre envoyée spéciale

Il y a presque un an, la mythique Fenice de Venise renaissait de ses cendres pour la troisième fois depuis son inauguration le 16 mai 1792. Il y eut d'abord le concert d'ouverture dirigé en grande pompe le 14 décembre par Riccardo Muti, directeur artistique de la Scala de Milan (Le Monde du 16 décembre 2003), puis une semaine de réjouissances orchestrales sous les baguettes prestidigitatrices de Christian Thielemann, Myung-Whun Chung, Marcello Viotti, Mariss Jansons et Yuri Temirkanov.

Huit ans après l'incendie criminel du 29 janvier 1996 qui réduisit la salle en cendres en moins de dix heures, 60 millions d'euros et sept années de travaux plus tard, il s'agissait de rien de moins que de feter dignement les retrouvailles avec "l'âme de Venise" (Pavarotti dixit) et la rénovation à l'identique de l'un des plus beaux théâtres d'Europe. On pouvait au passage remercier Visconti : les quinze premières minutes de Senso tournées en 1954 à La Fenice, analysées, décryptées, recoupées avec les archives et les documents d'époque datant de la seconde reconstruction de 1837, ont contribué à cette minutieuse et folle reconstitution.

Les festivités passées, la saison d'opéras 2003-2004 a sagement réintégré le petit Théâtre Malibran et le grand PalaFenice jusqu'à la fin de l'année lyrique. Cette fois, c'est pour de bon : depuis le 12 novembre, qui a vu la première de La Traviata, mise en scène par Robert Carsen, il teatro ritrovato a prouvé qu'il était désormais un théâtre en ordre de marche, bien décidé à en découdre avec sa rivale de toujours, la Scala de Milan. Riche en surprises et en inédits, la saison 2004-2005 annonce d'ores et déjà du rarissime (un Omaggio a Goffredo Petrassi et Le Roi de Lahore de Massenet), du rare (Maometto secundo de Rossini, Pia de Tolomei de Donizetti et Daphné de Richard Strauss), le jeune Mozart (La Finta Semplice) cotoyant le Wagner accompli de Parsifal, sans parler de la première vénitienne d'une Grande Duchesse de Gérolstein d'Offenbach, mise en scène par Pier Luigi Pizzi.

D'APRèS ALEXANDRE DUMAS

Mais, pour l'heure, revenons à La Traviata donnée ici dans la version originale de 1853 sur un livret de Francesco Maria Piave, d'après La Dame aux camélias, d'Alexandre Dumas fils. De cette œuvre, Carsen a fait un vrai sujet d'actu situé dans les années 1970. "No future" pour Violetta la putain jet-setteuse, qui vit et meurt en escarpins et déshabillé noir, pour quelques poignées de dollars. De l'argent, il en pleut sur elle tout au long de l'opéra, que ce soit celui de ses amants, de ses amours, de ses emmerdes, et meme de la foret qui abrite un temps son idylle avec Alfredo, dont les feuilles tombent en tapis de billets de banque. Eros contre thanatos, fric contre sentiment, honnetes gens contre dégénérés, la pauvrette vivra la descente aux enfers des gens de son espèce que l'on paye de meme. Peu à peu dépossédée d'elle-meme, condamnée à crever dans un ex- appart design kitsch, en travaux, gravats parmi les gravats. C'est triste, c'est regrettable, et c'est efficace, mais ça manque fichtrement d'originalité, notamment pour ce qui concerne une direction d'acteurs on ne peut plus conventionnelle.

Heureusement, le casting est de haut niveau. Le père Germont (Dmitri Hvorostovsky) a le ton et l'aura d'un vrai commandeur, une voix qui tue au nom de la morale bourgeoise. Son fils, Alfredo, est photographe. De là à dire que l'interprétation de Roberto Saccà fait un peu cliché... Mais la voix est belle, et tant pis si la vaillance prend trop souvent le pas sur le reste, la ferveur, l'expression. Malgré les apparences, Patrizia Ciofi est nettement plus qu'une honnete femme de mauvaise vie. Sa Violetta a une belle carrure dramaturgique, et la voix, en dépit d'une légère fatigue dans l'aigu au troisième acte, sait donner corps et souffle à la belle âme sacrifiée de Violetta. Les chœurs et l'orchestre ont vaillamment relevé le défi de la direction enlevée de Lorin Maazel, lequel donne sans compter à la musique de Verdi chair, sang, vivacité et couleurs.

Marie-Aude Roux

La Traviata, de Verdi. Teatro La Fenice, Campo San Fantin, Venise (Italie). Le 16 novembre. Avec Robert Carsen (mise en scène), Patrizia Ciofi (Violetta), Roberto Saccà (Alfredo), Dmitri Hvorostovsky (Germont), Le Chœur et l'Orchestre du Gran Teatro La Fenice, Lorin Maazel (direction musicale). Prochaines représentations les 17, 18, 19 et 20 novembre. Tél. : (+39)-041-786-575.

Retransmission en direct sur Arte et sur France Musiques, le 18 novembre à 19 heures.

[Click here for related article.]

Send to a friend

Send a link to this article to a friend with an optional message.

Friend's Email Address: (required)

Your Email Address: (required)

Message (optional):