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Recently in Performances

Will Don Quichotte Be the Last Production at San Diego Opera?

This quotation from Cervantes was displayed before the opening of the opera’s final scene:

“The greatest madness a man can commit in this life is to let himself die, just like that, without anybody killing him or any other hands ending his life except those of melancholy.”

Gound Faust - Calleja and Terfel, Royal Opera House London

Gounod's Faust makes a much welcomed return to the Royal Opera House. With each new cast, the dynamic changes as the balance between singers shifts and brings out new insights. In that sense, every revival is an opportunity to revisit from new perspectives. This time Bryn Terfel sang Méphistophélès, with Joseph Calleja as Faust - stars whose allure certainly helped fill the hall to capacity. And the audience enjoyed a very good show.

Syracuse Opera’s Porgy and Bess
Got Plenty O’ Plenty

The company ends its 2013-14 season on a high note with a staged performance of Gershwin’s theatrical masterpiece

A New Rusalka in Chicago

Lyric Opera of Chicago’s new production of Antonin Dvorak’s Rusalka is visually impressive and fulfills all possible expectations musically with unquestioned excitement.

Karlsruhe’s Mixed Blessing Ballo

The reliable Badisches Staatstheater has assembled plenty of talent for its new Un Ballo in Maschera.

Louise Alder, Wigmore Hall

This varied, demanding programme indisputably marked soprano Louise Alder as a name to watch.

Luke Bedford: Through His Teeth, Linbury, Royal Opera House

Can this be the best British opera in years? Luke Bedford’s Through His Teeth at the Royal Opera House’s Linbury Theatre is exceptional. Drop everything and go.

Powder Her Face, ENO

As one descends the steel steps into the cavernous bunker of Ambika P3, one seems about to enter rather insalubrious realms — just right one might imagine, then, for an opera which delves into the depths of the seedier side of celebrity life.

Iphigénie Fascinates in the Pfalz

Kaiserslautern’s Pfalztheater has produced a tantalizing realization of Gluck’s Iphigénie en Aulide, characterized by intriguing staging, appealing designs, and best of all, superlative musical standards.

ROH presents Cavalli’s L’Ormindo at the Sam Wanamaker Playhouse, London

Never thought I’d say it but......

Harrison Birtwistle, Elliott Carter, Wigmore Hall, London

Celebrating the 80th birthday of one of the UK's greatest composers (if not the greatest), this concert was an intriguing, and not always stimulating, mix. Birtwistle with Carter makes sense, but Birtwistle with Adams does not - or at least only within the remit of the concert series. The concert was actually entitled “Nash Inventions: American and British Masterworks, including an 80th Birthday Tribute to Sir Harrison Birtwistle” and was the final concert in the “Inventions” series.

Requiem for a Lost Opera Company

On Wednesday, March 19, 2014, General Director Ian Campbell of San Diego Opera announced that the company would go out of business at the end of this season. The next day the company performed their long-planned Verdi Requiem with a stellar cast including soprano Krassimira Stoyanova, mezzo-soprano Stephanie Blythe, tenor Piotr Beczala, and bass Ferruccio Furlanetto.

The Met’s Werther a tasty mix of singing, staging, acting and orchestral splendor

Visual elements in Richard Eyre’s striking production offset Massenet’s melodic shortcomings

Chicago’s New Barber of Seville

New productions of repertoire staples such as Gioachino Rossini’s Il Barbiere di Siviglia bear much anticipation for both performers and staging.

Lucia in LA: A Performance to Remember

On March 15, 2014, Los Angeles Opera presented Elkhanah Pulitzer’s production of the opera, which she set in 1885 when women were beginning to be recognized as persons separate from their fathers, brothers and husbands. At that time many European countries were beginning to allow women to own property, obtain higher education, and choose their husbands.

San Diego Opera Presents an All Star Ballo in Maschera

On March 11, 2014, San Diego Opera presented Verdi’s A Masked Ball in a traditional production by Leslie Koenig. Metropolitan Opera star tenor Piotr Beczala was Gustav III, the king of Sweden, and Krassimira Stoyanova gave an insightful portrayal of Amelia, his troubled but innocent love interest.

Anne Schwanewilms, Wigmore Hall

From the moment she walked, resplendent in red, onto the Wigmore Hall platform, Anne Schwanewilms radiated a captivating presence — one that kept the audience enthralled throughout this magnificent programme of Romantic song.

Die Frau ohne Schatten, Royal Opera

Magnificent! Following the first night of this new production of Die Frau ohne Schatten, I quipped that I could forgive an opera house anything for musical performance at this level, whether orchestral, vocal, or, in this case, both.

La Fille du regiment, Royal Opera

Donizetti’s opera comique La Fille du regiment returned to the Royal Opera House, Covent Garden, for its third revival.

Schoenberg and company

With Schoenberg, I tend to take every opportunity I can — at least since my first visit to the Salzburg Festival, when understandably I chose to see Figaro over Boulez conducting Moses und Aron, though I have rued the loss ever since.

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Performances

18 Nov 2004

Le Monde Reviews La Traviata at La Fenice: High Praise for Cast — Carsen's Production a Cliché

La Fenice refaite à neuf lance sa saison avec une "Traviata" façon années 1970 LE MONDE | 17.11.04 | 18h19 Le théâtre vénitien, rénové après l'incendie de 1996, présente l'œuvre de Verdi dans sa version originale de 1853, transformée en...

La Fenice refaite à neuf lance sa saison avec une "Traviata" façon années 1970

LE MONDE | 17.11.04 | 18h19

Le théâtre vénitien, rénové après l'incendie de 1996, présente l'œuvre de Verdi dans sa version originale de 1853, transformée en sujet d'actualité par Robert Carsen.

Venise (Italie) de notre envoyée spéciale

Il y a presque un an, la mythique Fenice de Venise renaissait de ses cendres pour la troisième fois depuis son inauguration le 16 mai 1792. Il y eut d'abord le concert d'ouverture dirigé en grande pompe le 14 décembre par Riccardo Muti, directeur artistique de la Scala de Milan (Le Monde du 16 décembre 2003), puis une semaine de réjouissances orchestrales sous les baguettes prestidigitatrices de Christian Thielemann, Myung-Whun Chung, Marcello Viotti, Mariss Jansons et Yuri Temirkanov.

Huit ans après l'incendie criminel du 29 janvier 1996 qui réduisit la salle en cendres en moins de dix heures, 60 millions d'euros et sept années de travaux plus tard, il s'agissait de rien de moins que de feter dignement les retrouvailles avec "l'âme de Venise" (Pavarotti dixit) et la rénovation à l'identique de l'un des plus beaux théâtres d'Europe. On pouvait au passage remercier Visconti : les quinze premières minutes de Senso tournées en 1954 à La Fenice, analysées, décryptées, recoupées avec les archives et les documents d'époque datant de la seconde reconstruction de 1837, ont contribué à cette minutieuse et folle reconstitution.

Les festivités passées, la saison d'opéras 2003-2004 a sagement réintégré le petit Théâtre Malibran et le grand PalaFenice jusqu'à la fin de l'année lyrique. Cette fois, c'est pour de bon : depuis le 12 novembre, qui a vu la première de La Traviata, mise en scène par Robert Carsen, il teatro ritrovato a prouvé qu'il était désormais un théâtre en ordre de marche, bien décidé à en découdre avec sa rivale de toujours, la Scala de Milan. Riche en surprises et en inédits, la saison 2004-2005 annonce d'ores et déjà du rarissime (un Omaggio a Goffredo Petrassi et Le Roi de Lahore de Massenet), du rare (Maometto secundo de Rossini, Pia de Tolomei de Donizetti et Daphné de Richard Strauss), le jeune Mozart (La Finta Semplice) cotoyant le Wagner accompli de Parsifal, sans parler de la première vénitienne d'une Grande Duchesse de Gérolstein d'Offenbach, mise en scène par Pier Luigi Pizzi.

D'APRèS ALEXANDRE DUMAS

Mais, pour l'heure, revenons à La Traviata donnée ici dans la version originale de 1853 sur un livret de Francesco Maria Piave, d'après La Dame aux camélias, d'Alexandre Dumas fils. De cette œuvre, Carsen a fait un vrai sujet d'actu situé dans les années 1970. "No future" pour Violetta la putain jet-setteuse, qui vit et meurt en escarpins et déshabillé noir, pour quelques poignées de dollars. De l'argent, il en pleut sur elle tout au long de l'opéra, que ce soit celui de ses amants, de ses amours, de ses emmerdes, et meme de la foret qui abrite un temps son idylle avec Alfredo, dont les feuilles tombent en tapis de billets de banque. Eros contre thanatos, fric contre sentiment, honnetes gens contre dégénérés, la pauvrette vivra la descente aux enfers des gens de son espèce que l'on paye de meme. Peu à peu dépossédée d'elle-meme, condamnée à crever dans un ex- appart design kitsch, en travaux, gravats parmi les gravats. C'est triste, c'est regrettable, et c'est efficace, mais ça manque fichtrement d'originalité, notamment pour ce qui concerne une direction d'acteurs on ne peut plus conventionnelle.

Heureusement, le casting est de haut niveau. Le père Germont (Dmitri Hvorostovsky) a le ton et l'aura d'un vrai commandeur, une voix qui tue au nom de la morale bourgeoise. Son fils, Alfredo, est photographe. De là à dire que l'interprétation de Roberto Saccà fait un peu cliché... Mais la voix est belle, et tant pis si la vaillance prend trop souvent le pas sur le reste, la ferveur, l'expression. Malgré les apparences, Patrizia Ciofi est nettement plus qu'une honnete femme de mauvaise vie. Sa Violetta a une belle carrure dramaturgique, et la voix, en dépit d'une légère fatigue dans l'aigu au troisième acte, sait donner corps et souffle à la belle âme sacrifiée de Violetta. Les chœurs et l'orchestre ont vaillamment relevé le défi de la direction enlevée de Lorin Maazel, lequel donne sans compter à la musique de Verdi chair, sang, vivacité et couleurs.

Marie-Aude Roux

La Traviata, de Verdi. Teatro La Fenice, Campo San Fantin, Venise (Italie). Le 16 novembre. Avec Robert Carsen (mise en scène), Patrizia Ciofi (Violetta), Roberto Saccà (Alfredo), Dmitri Hvorostovsky (Germont), Le Chœur et l'Orchestre du Gran Teatro La Fenice, Lorin Maazel (direction musicale). Prochaines représentations les 17, 18, 19 et 20 novembre. Tél. : (+39)-041-786-575.

Retransmission en direct sur Arte et sur France Musiques, le 18 novembre à 19 heures.

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