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News

29 Dec 2004

Egypt and Opera at the Museum

De l’Isis de Lully, en 1677, à l’Akhnaten de Philip Glass, en 1984, en passant par l’inoubliable Aïda de Verdi, pas moins de deux cents créations lyriques – cantates, oratorios, opéras et ballets – ont eu pour thème l’Egypte, dont la moitié exclusivement consacrées à Cléopâtre. C’est dire l’attirance que ce pays et ses mystères, réels ou supposées, ont exercée sur les compositeurs et les librettistes, toujours à la recherche d’un nouvel exotisme ou d’un romantisme déchirant. «Avec la deuxième collection d’égyptologie après celle du Musée Guimet de Lyon, dit Brigitte Bouret, conservateur du musée et commissaire de l’exposition «L’Egypte et l’Opéra», il était légitime que nous nous intéressions à ce thème d’une grande richesse d’autant que j’ai pu travailler avec un égyptologue de renom, Michel Dewachter.»

Mystères et érudition mythologique au Musée Déchelette de Roanne

Quand l'opéra revait d'Egypte

Anne-Marie Romero
[28 décembre 2004]

De l'Isis de Lully, en 1677, à l'Akhnaten de Philip Glass, en 1984, en passant par l'inoubliable Aïaut;da de Verdi, pas moins de deux cents créations lyriques - cantates, oratorios, opéras et ballets - ont eu pour thème l'Egypte, dont la moitié exclusivement consacrées à Cléopâtre. C'est dire l'attirance que ce pays et ses mystères, réels ou supposées, ont exercée sur les compositeurs et les librettistes, toujours à la recherche d'un nouvel exotisme ou d'un romantisme déchirant.

"Avec la deuxième collection d'égyptologie après celle du Musée Guimet de Lyon, dit Brigitte Bouret, conservateur du musée et commissaire de l'exposition "L'Egypte et l'Opéra", il était légitime que nous nous intéressions à ce thème d'une grande richesse d'autant que j'ai pu travailler avec un égyptologue de renom, Michel Dewachter."

L'Egypte qui attire les compositeurs n'est cependant pas celle des manuels d'histoire, plutot celle des collectionneurs et des cabinets de curiosités, "une Egypte de pacotille mélangée d'une grande érudition mythologique à travers les textes d'Hérodote et d'Héliodore", explique Mme Bouret. C'est ainsi que certains personnages émergent, comme Isis, symbole éternel de l'épouse et de la mère, ce qui peut aller jusqu'à une assimilation à la Vierge. Lully ouvre le bal avec son Isis, d'après Ovide, mais elle n'aura guère de succès et ne sera jouée qu'une fois. Rameau suivra avec Les Dieux d'Egypte, prétexte à une fete de cour.

Autre héroïaut;ne à succès, Cléopâtre. Elle représente l'anti-Isis et instaure le mythe de la femme orientale dangereuse, parée de tous les attraits et de tous les vices. Peu importe les époques. On jouera Cléopâtre dans des costumes d'odalisques du XIXe siècle. Bellini, Massenet, Victor Massé en feront le sujet d'un opéra, Saint-Saens d'une pièce symphonique, Berlioz d'une cantate. Thaïaut;s, la prostituée repentie et revenue à la foi chrétienne, créée par Anatole France, aura aussi son heure de gloire en inspirant un drame lyrique à Massenet.

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